Livrets réglementés

Le LDDS

Le Livret de développement durable et solidaire fonctionne comme un second Livret A, plafonné à 12 000 €. Sa vraie utilité est là : il prolonge la poche disponible et non fiscalisée une fois le Livret A rempli.

Plafonds, durées et taux d’imposition viennent de la réglementation. Le rendement, lui, n’apparaît nulle part sur cette page : c’est une hypothèse, et vous la fixez dans le simulateur.

Ce que le LDDS change par rapport au Livret A

Du point de vue de l’épargnant, presque rien : mêmes règles de calcul des intérêts, même absence de fiscalité, même disponibilité immédiate, et un taux réglementé aligné sur celui du Livret A. La différence tient au plafond (12 000 € au lieu de 22 950 €) et à la destination des fonds collectés, orientés vers le financement de l’économie sociale et solidaire et de la transition énergétique.

En pratique, le LDDS se comporte donc comme une extension du Livret A. C’est ce qui explique sa place dans une répartition : il n’est presque jamais rempli en premier, mais il devient l’endroit évident où loger la liquidité qui ne rentre plus sur le Livret A.

Plafond et conditions d’ouverture

Le plafond de versements est de 12 000 € par personne, et comme pour le Livret A, il porte sur les dépôts : les intérêts crédités peuvent porter le solde au-delà sans qu’il faille les retirer. Une personne ne peut détenir qu’un seul LDDS, et il faut être fiscalement domicilié en France pour en ouvrir un.

Cumulé avec un Livret A, le LDDS porte la poche non fiscalisée et immédiatement disponible à 34 950 € par personne, et à près de 45 000 € si vous êtes également éligible au LEP. Pour un couple, ces montants doublent, de quoi couvrir un fonds d’urgence et une bonne part d’un apport immobilier sans sortir des livrets.

Fiscalité et calcul des intérêts

Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sans déclaration à faire. Le mode de calcul est celui de tous les livrets réglementés : accrual par quinzaine sur le capital déjà présent, capitalisation au 31 décembre, disponibilité des intérêts au 1ᵉʳ janvier.

Là encore, cela signifie qu’un versement fait en cours de mois ne produit d’intérêts qu’à partir de la quinzaine suivante, et qu’une projection en intérêts composés mensuels donnerait un résultat trop optimiste. Le simulateur applique la règle réelle.

Faut-il remplir le Livret A avant le LDDS ?

Tant que les deux livrets servent le même taux, l’ordre n’a pas d’effet sur le résultat : 1 000 € produisent la même chose sur l’un ou sur l’autre. L’ordre de remplissage ne devient significatif que si les taux divergent, ou si un LEP, mieux rémunéré par construction, entre dans l’équation.

C’est pour cette raison que le simulateur ne fige pas un ordre arbitraire : il remplit les livrets du meilleur rendement net vers le moins bon, à partir des taux que vous saisissez vous-même. Si vous entrez le même taux partout, l’ordre affiché n’a pas d’incidence sur le montant final.

Questions fréquentes

Et les autres enveloppes ?

Savoir ce qu’autorise chaque enveloppe ne dit pas encore combien y verser. Le simulateur applique ces règles mois par mois à vos propres montants et affiche la répartition qui en découle, sans compte à créer.

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