Méthodologie

D’où viennent les chiffres

Ce site avance des montants de frais et un classement de courtiers. Voici comment ils sont obtenus, ce qui en est volontairement écarté, et ce que je sais d’imparfait dans les données.

Les données courtiers

Les 14 grilles tarifaires du comparateur sont relevées à la main sur les documents publiés par chaque établissement, puis stockées dans le code du site plutôt que dans une base de données. Ce choix a une conséquence utile : chaque modification d’un tarif est un changement daté et relisible, pas une mise à jour silencieuse. Le relevé en vigueur date du 25 août 2026, et cette date est affichée sur le comparateur comme sur chaque fiche.

Pour chaque courtier, la prose d’origine est conservée mot pour mot à côté des champs structurés qui servent au calcul. C’est ce texte que vous lisez dans la ligne dépliée du tableau et dans la section « La grille tarifaire, telle qu’elle est publiée » des fiches. Il sert de pièce justificative : vous pouvez vérifier chaque chiffre calculé contre la phrase dont il sort.

Une colonne de la source n’est pas reprise. Le coût de trois ordres de 100 € y figurait en toutes lettres, et contredisait les grilles de frais imprimées juste à côté pour plusieurs courtiers. Ce montant est donc recalculé à partir des paliers, jamais recopié.

Comment les frais sont calculés

Un tarif ne devient comparable qu’une fois appliqué à une façon d’investir. Le moteur de calcul part donc de vos montants et déroule année par année :

  • Frais par ordre. Le palier applicable au montant de chaque ordre, avec ses minimums et ses maximums, puis les franchises : ordres gratuits mensuels, gratuité liée à un plan programmé, allocation de volume mensuel au-delà de laquelle une commission s’applique.
  • Frais fixes. Droits de garde et abonnements, qu’ils soient forfaitaires, mensuels ou assis sur l’encours, avec les conditions d’exonération quand le courtier en prévoit.
  • Cumul sur la durée. Le calcul est refait chaque année sur un encours qui grossit, parce que c’est la seule façon honnête de comparer un courtier qui facture à l’ordre avec un courtier qui prélève un pourcentage du portefeuille. Sur un an, le second paraît anodin ; sur dix, il ne l’est plus.

Ce moteur est du code pur, couvert par des tests unitaires. Les fiches courtiers et les comparatifs deux à deux l’exécutent sur 10 ans, à un rendement supposé de 5 % par an, pour quatre façons d’investir types. Ces hypothèses sont identiques pour tous les établissements, afin que l’écart affiché vienne des frais et de rien d’autre. Citer un de ces montants sans rappeler ces hypothèses le rend faux.

Comment le classement est pondéré

Trois critères, chacun noté sur une échelle qui lui est propre, puis pondérés selon le critère principal que vous choisissez dans le formulaire.

  • Le coût est la part de tout ce que vous investissez que le courtier prélève. La note est absolue : un établissement qui prend 3 % ou plus obtient zéro, un établissement gratuit obtient un. Elle n’est pas relative aux courtiers affichés, pour deux raisons : une note ne doit pas changer parce qu’un filtre a retiré quelqu’un de l’écran, et une échelle relative écrasait autrefois treize courtiers dans un mouchoir de poche dès qu’un cas extrême entrait dans la liste.
  • Les avis Trustpilot sont ramenés vers la moyenne du panel, avec d’autant plus de force que le nombre d’avis est faible. Une note de 4,9 sur 91 avis et une note de 4,7 sur 108 797 avis ne disent pas la même chose ; la correction utilise un a priori de 1 000 avis.
  • L’offre compte les fonctionnalités disponibles, pondérées : détenir des actions et des ETF pèse 3 quand le PEA Jeune pèse 1. Les fonctionnalités sur lesquelles vous avez filtré sont retirées du calcul : tous les courtiers restants les proposent, elles ajouteraient la même constante à tout le monde.

La note éditoriale d’origine ne sert pas au classement. La source en contenait deux, qui se contredisaient pour plusieurs établissements, et elle n’était accompagnée d’aucune méthodologie. Elle reste affichée dans le détail de chaque fiche, en tant qu’information sourcée, sans peser sur l’ordre.

Les pondérations, elles, sont les vôtres. Le classement est une règle déterministe appliquée aux critères que vous fixez, pas un avis : aucun courtier n’est présenté comme le meilleur, et l’ordre change quand vos réponses changent.

Ce qui est exclu, et pourquoi

La gestion pilotée ne figure pas dans le comparateur. Ces offres se rémunèrent sur l’encours, ne peuvent donc pas se mesurer à un courtier facturant à l’ordre sur un classement mené par le coût, et le comparateur les écartait déjà. Elles ont été retirées du jeu de données entièrement, plutôt que masquées : une ligne filtrée quelque part finit toujours par réapparaître ailleurs, et deux fiches ont ainsi existé un temps pour des établissements que le comparateur refusait de classer. Ce que contient le jeu de données est exactement ce qui est comparé.

Les limites connues

Certaines grilles sont ambiguës : un tarif mensuel dont la formulation laisse deux lectures, une offre déclinée en plusieurs formules dont une seule peut être retenue, une cellule dont le contenu ne correspond visiblement pas à son intitulé. Ces incertitudes sont notées par établissement et affichées avec le chiffre concerné, y compris sur le podium : un courtier ne doit pas arriver en tête sur une lecture que je sais douteuse sans que ce soit dit.

Autre limite, moins visible : la correction appliquée aux avis Trustpilot s’appuie sur la moyenne de l’ensemble du panel. Ajouter ou retirer un courtier déplace donc légèrement la note de tous les autres, les établissements ayant peu d’avis bougeant le plus. C’est le comportement attendu d’une moyenne, mais cela signifie qu’une modification n’est jamais purement locale.

Enfin, les tarifs changent. La date du relevé est affichée partout où les chiffres le sont, et la grille en vigueur reste celle que publie le courtier le jour où vous ouvrez un plan.

Le simulateur de répartition

Le second moteur du site projette une épargne mensuelle sur les enveloppes françaises, mois par mois, en appliquant les règles telles qu’elles existent. Quelques points de méthode qui changent le résultat :

  • Les livrets réglementés ne capitalisent pas mensuellement. Les intérêts courent par quinzaine sur le capital déjà crédité et ne sont capitalisés qu’au 31 décembre. Une projection qui appliquerait un intérêt composé mensuel à un Livret A surestimerait le résultat, et la comparaison avec un PEA, lui réellement composé, en serait faussée.
  • Le remplissage est séquentiel. Le budget de liquidité remplit le livret le mieux rémunéré jusqu’à son plafond avant de passer au suivant, au lieu de répartir un peu partout dès la première année. C’est ce qui rapporte le plus, et c’est ce que fait le calcul.
  • Chaque point de la courbe est net. Il tient compte de la fiscalité qui s’appliquerait à un retrait ce mois-là : exonération des livrets, prélèvements sociaux de 17,2 %, exonération d’impôt sur le revenu du PEA après cinq ans, abattement annuel de l’assurance vie après huit ans.

Les plafonds, les durées et les taux d’imposition sont la loi, et sont imprimés tels quels sur les 5 pages consacrées aux enveloppes. Les rendements, eux, ne sont jamais présentés comme des vérités : ce sont des hypothèses que vous fixez vous-même dans le simulateur, et aucune page de ce site ne publie un rendement attendu comme un fait.

Indépendance

Les liens vers les courtiers sont leurs adresses officielles, sans suivi ni affiliation. Je ne touche rien si vous ouvrez un compte, et aucun établissement ne paie pour figurer dans le comparateur ou pour y être mieux placé. Si cela changeait, ce serait indiqué sur les pages concernées, et pas seulement ici.

Signaler une erreur

Un tarif qui a changé, une lecture de grille que vous jugez fausse, un calcul qui ne tombe pas juste : écrivez-moi à contact@librepargne.fr. Les corrections sont apportées à la source, et la date de relevé est remise à jour avec elles.

Les chiffres eux-mêmes se lisent dans le comparateur de courtiers PEA, sur les 14 fiches courtiers, dans les 23 comparatifs deux à deux et dans le simulateur.